Effet de seuil du capital humain et transferts de fonds migratoires : une analyse de la catalyse de l’investissement des ménages au Sénégal

Auteurs

  • Raymond GOMIS Université (UCAO) - SENEGAL

Mots-clés:

Transferts de fonds, Capital humain, Seuil d'instruction, BFEM, Sénégal

Résumé

Cet article examine si l’impact des transferts de fonds des migrants internationaux sur l’investissement en capital humain des ménages sénégalais est conditionné par un niveau d’instruction préalable. En mobilisant les données de l’enquête « Migrations en Afrique » (Banque Mondiale/CRES), l’étude utilise une approche par variables instrumentales (2SLS) pour corriger l’endogénéité des transferts. Nous testons l’existence d’un effet de catalyse en introduisant un terme d’interaction entre les montants reçus et un seuil éducatif fixé au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM). Les résultats révèlent un effet de seuil significatif (p < 0,05): si les transferts augmentent globalement l’investissement, cet impact est statistiquement amplifié dans les ménages disposant d'au moins un membre ayant atteint le niveau BFEM. L’originalité de ce modèle réside également dans l’intégration de la structure démographique fine, montrant que le nombre de jeunes (16-21 ans) et de seniors (60-63 ans) oriente de manière décisive l’allocation des fonds. L’instruction agit ainsi comme un levier indispensable à l’efficacité des transferts. Ces conclusions suggèrent que les politiques de mobilisation de l’épargne de la diaspora, telles que les Diaspora Bonds, doivent être couplées à un renforcement de l’éducation de base pour maximiser le développement à long terme.

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Publiée

2026-08-14