Le système de la notation interne et la gestion du risque de crédit : une revue critique et intégrative de la littérature

Auteurs

  • Tarik JELLOULI Université Sidi Mohamed Ben Abdellah- Maroc
  • Hamza OUSI MOH Université Sidi Mohamed Ben Abdellah- Maroc

Mots-clés:

Système de notation interne, Risque de crédit, Approche IRB, Accords de Bale, Gestion du risque bancaire

Résumé

Le risque de crédit constitue la principale source de vulnérabilité des établissements bancaires et représente un enjeu central dans les dispositifs prudentiels contemporains. Dans ce contexte, l’introduction du système de notation interne (Internal Rating Based – IRB) dans le cadre des accords de Bâle II puis son renforcement sous Bâle III ont profondément transformé les mécanismes de mesure et de gestion du risque de crédit. Cet article propose une revue critique et intégrative de la littérature académique consacrée à l’impact du système de notation interne sur la gestion du risque de crédit.

À partir d’une analyse structurée des travaux théoriques et empiriques publiés au cours des deux dernières décennies, l’étude examine les apports du système IRB en matière d’amélioration de la mesure du risque (probabilité de défaut, perte en cas de défaut, exposition au défaut), d’optimisation de l’allocation du capital réglementaire et économique, ainsi que d’affinement de la tarification fondée sur le risque. La revue met en évidence que les modèles internes permettent une meilleure différenciation des profils de risque et une allocation plus efficiente des ressources, contribuant ainsi à la performance ajustée au risque.

Cependant, la littérature souligne également plusieurs limites majeures : procyclicité des modèles, dépendance excessive aux données historiques, complexité méthodologique, risques d’arbitrage réglementaire et problèmes de gouvernance liés à l’utilisation discrétionnaire des paramètres internes. Les enseignements tirés de la crise financière de 2008 ont notamment conduit à un renforcement du cadre prudentiel et à une harmonisation accrue des pratiques via l’introduction de mécanismes tels que l’output floor.

L’article conclut que l’efficacité du système de notation interne ne dépend pas uniquement de sa sophistication technique, mais également de la qualité de la gouvernance bancaire, du dispositif de contrôle interne et de l’encadrement réglementaire. Il propose enfin un cadre conceptuel intégratif reliant notation interne, gouvernance et performance bancaire, ouvrant ainsi des perspectives de recherche futures, notamment dans les économies émergentes.

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Publiée

2026-05-15